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Ford Fairlane 500 Skyliner : le premier coupé-cabriolet produit en série au monde

Ford Fairlane 500 Skyliner : le premier coupé-cabriolet produit en série au monde

L’idĂ©e de crĂ©er une voiture Ă  toit rigide rĂ©tractable revient Ă  l’AmĂ©ricain Ben Ellerbeck, originaire de Salt Lake City. En 1922, il a construit le premier “transformateur” au monde dotĂ© d’un toit rigide amovible, sur la base de la Hudson Super Six Ă  deux portes. Le toit faisait corps avec la lunette arriĂšre et se dĂ©plaçait vers l’arriĂšre grĂące Ă  un mĂ©canisme Ă  levier, actionnĂ© par une poignĂ©e rotative situĂ©e sur le cĂŽtĂ© droit de la voiture, “recouvrant” la partie arriĂšre de la carrosserie. Ellerbeck a proposĂ© son invention Ă  Ford et Packard, mais elle n’a pas suscitĂ© l’intĂ©rĂȘt des constructeurs automobiles de l’époque.


L’intĂ©rieur typique des annĂ©es 50 : un Ă©norme volant fin et le cadre du pare-brise panoramique dĂ©passant dans l’ouverture de la porte. Les trous en haut du cadre sont destinĂ©s aux serrures Ă  vis du toit.

L’idĂ©e est tombĂ©e dans l’oubli pendant prĂšs de dix ans jusqu’à ce que, en 1931, elle soit relancĂ©e par un Français, Georges Paulin – dentiste de profession, mais concepteur et ingĂ©nieur par vocation. Sa construction, baptisĂ©e Eclipse, Ă©tait Ă©quipĂ©e d’une volumineuse motorisation Ă©lectrique, et le toit se “cachait” dans le coffre. Dans un premier temps, Paulin tente en vain d’intĂ©resser AndrĂ© CitroĂ«n Ă  son invention, mais il parvient plus tard Ă  un accord avec le carrossier Pourtout et, en 1933, la premiĂšre voiture Ă  toit pliant conçue par Paulin devient la Hotchkiss Ă  quatre portes. Plus tard, cette construction a Ă©tĂ© utilisĂ©e dans la Lancia Belna, produite en France, et en 1934, elle a atteint les voitures Peugeot. Au dĂ©but, les coupĂ©s-cabriolets Ă©taient construits sur commande individuelle, et le premier “transformateur” relativement produit en sĂ©rie fut la Peugeot 402 Eclipse (580 voitures furent produites de 1935 Ă  1939) : une coĂ»teuse commande Ă©lectrique du toit Ă©tait proposĂ©e en option, et le modĂšle de base Ă©tait Ă©quipĂ© d’une poignĂ©e, similaire au design d’Ellerbeck.


Pour faciliter l’accĂšs au canapĂ© arriĂšre, les dossiers des siĂšges avant s’inclinent en biais. Le dossier du canapĂ© est installĂ© presque Ă  la verticale – derriĂšre lui se trouve un rĂ©servoir d’essence.

En 1940, l’idĂ©e d’un toit rigide rĂ©tractable a Ă©tĂ© rappelĂ©e en AmĂ©rique : l’une des premiĂšres voitures conceptuelles au monde, la Chrysler Thunderbolt, Ă©tait Ă©quipĂ©e d’une carrosserie en aluminium dont le toit “basculait” dans un compartiment sĂ©parĂ©, tournant autour d’un axe situĂ© derriĂšre les siĂšges.


Les vitres arriĂšre s’escamotaient dans les cĂŽtĂ©s, tournant autour de la fixation infĂ©rieure du bord avant.

AprĂšs la guerre, les premiers Ă  revenir Ă  l’idĂ©e d’un coupĂ©-cabriolet furent les AmĂ©ricains, et plus prĂ©cisĂ©ment la sociĂ©tĂ© Ford, dont les dirigeants avaient refusĂ© le pionnier Ellerbeck trente ans plus tĂŽt. Initialement, le mĂ©canisme d’escamotage du toit rigide a Ă©tĂ© conçu par l’équipe de l’ingĂ©nieur Gil Spear pour la Continental Mark II de 1955 – le modĂšle le plus cher de la hiĂ©rarchie Ford, dont il a mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© qu’il ferait l’objet d’une promotion distincte de celle de la marque Lincoln. Cependant, la demande pour le coupĂ© de base Ă©tait si faible que Ford perdait mille dollars sur chaque unitĂ© vendue (la voiture elle-mĂȘme coĂ»tait 10 000 dollars). En 1957, le modĂšle est donc abandonnĂ©. Mais plus de deux millions de dollars avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©s pour le dĂ©veloppement du toit rigide rĂ©tractable, et il fallait d’une maniĂšre ou d’une autre rĂ©cupĂ©rer cet investissement, c’est pourquoi ils ont dĂ©cidĂ© d’attacher le toit miracle Ă  un autre modĂšle. Cependant, pour les Lincolns conçues au dĂ©but des annĂ©es cinquante, le systĂšme n’entrait pas dans le coffre, et un modĂšle entiĂšrement nouveau n’était en prĂ©paration que pour 1958. La prĂ©paration de la nouvelle gamme Mercury a Ă©galement Ă©tĂ© retardĂ©e. Les nouvelles Ford Ă©taient les plus proches de la chaĂźne de montage. Ainsi, dans le langage des spĂ©cialistes du marketing d’aujourd’hui, la technologie du segment supĂ©rieur est apparue sur la voiture “populaire”, la Ford Fairlane 500, de l’annĂ©e-modĂšle 1957.


Sur les premiers Skyliner, le levier de toit ressemblait exactement Ă  ceci, et ce n’est qu’ensuite qu’il a Ă©tĂ© remplacĂ© par une console solide au centre du panneau avant. Vous tirez sur vous – le toit s’enlĂšve, vous appuyez – il se relĂšve.

Ensemble pour homme : compteur de vitesse, compteur kilométrique, jauge à carburant, indicateur de température du liquide de refroidissement et échelle de mode de transmission automatique.

Pour enclencher le premier rapport de la boĂźte automatique, il faut mettre le levier en position basse, Lo.

Le coupĂ©-cabriolet, baptisĂ© Skyliner, Ă©tait le plus long de la famille : prĂšs de 5,4 mĂštres d’un pare-chocs Ă  l’autre, et prĂšs de deux mĂštres de large. La ZIM soviĂ©tique, produite dans ces annĂ©es-lĂ , Ă©tait Ă  peine plus longue (5,5 m).

Nous avons trouvĂ© une Ford Skyliner Ă  Moscou, dans la collection de l’atelier de restauration Kamysmash.

Il est vraiment Ă©norme ! Le boĂźtier du diffĂ©rentiel est similaire Ă  celui d’un camion, et la suspension arriĂšre comporte des ressorts Ă  six lames. La premiĂšre chose que j’ai essayĂ©e est de replier le toit – pour cela, un levier est installĂ© Ă  gauche de la colonne de direction. Le processus est contrĂŽlĂ© par une unitĂ© de relais montĂ©e dans le coffre, qui est connectĂ©e Ă  des moteurs Ă©lectriques et Ă  des interrupteurs de fin de course placĂ©s le long du parcours du toit et des mĂ©canismes qui l’accompagnent. Il y a une pause notable entre les phases – deux Ă  trois secondes. En l’absence d’électronique, ce systĂšme exclut totalement tout “conflit” entre les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments du mĂ©canisme : le toit ne commencera pas Ă  se replier lorsque le couvercle du coffre est fermĂ©. Mais l’ensemble du processus prend presque une minute !

Sept moteurs Ă©lectriques participent au processus de transformation : le premier dĂ©verrouille les deux serrures Ă  vis du couvercle du coffre, le deuxiĂšme soulĂšve le couvercle lui-mĂȘme, le troisiĂšme replie sa partie avant (il se transforme en tablette derriĂšre les siĂšges arriĂšre), le quatriĂšme et le cinquiĂšme dĂ©verrouillent les serrures qui tirent le toit vers le cadre du pare-brise et la partie arriĂšre de la carrosserie. Le sixiĂšme, le plus puissant, rĂ©tracte le toit dans le coffre, et le septiĂšme fait pivoter simultanĂ©ment la “visiĂšre” du toit. Ensuite, le couvercle du coffre revient Ă  sa position initiale. L’ensemble du processus dure 58 secondes.

Il est d’ailleurs impossible d’ouvrir le coffre manuellement : pour y dĂ©poser un sac, il faut utiliser le mĂȘme levier pour lancer le processus de transformation et l’interrompre une fois que le couvercle du coffre est soulevĂ© (Ă  condition que le toit soit dĂ©jĂ  relevĂ©). Ensuite, il faut l’abaisser de la mĂȘme maniĂšre.

Les Skyliner de 1957 Ă©taient Ă©quipĂ©es de quatre moteurs au choix – bien entendu, il s’agissait de “huit” en forme de V allant de 4,5 Ă  5,1 litres. La puissance de la version de base est de 190 ch, tandis que la modification la plus puissante, dotĂ©e d’un compresseur, dĂ©veloppe 300 ch. Notre coupĂ©-cabriolet est dans la version “mid-range” avec un moteur 5.1 atmosphĂ©rique (245 ch) et une boĂźte automatique Ford-O-Matic Ă  trois rapports fabriquĂ©e par Borg Warner.

Allons-y !


Le chauffage est proposé pour 85 dollars de plus et la climatisation (non disponible sur cette voiture) coûte 377 dollars de plus.

Les poignĂ©es L.Air et R.Air situĂ©es sur les cĂŽtĂ©s du guidon contrĂŽlent les volets d’air qui dirigent l’air vers les pieds du conducteur et du passager. À droite, un allume-cigare dĂ©guisĂ© en d’autres interrupteurs.

Avec une petite clĂ©, comme celle d’une boĂźte aux lettres, je dĂ©marre le moteur, tire le levier de la colonne de direction vers moi et vers le bas, et d’un coup sec, il s’enclenche. Non, pas la premiĂšre, mais la deuxiĂšme vitesse. En mode Drive, la boĂźte de vitesses n’utilise que les deuxiĂšme et troisiĂšme rapports, c’est pourquoi la boĂźte automatique de Ford est souvent considĂ©rĂ©e, Ă  tort, comme une boĂźte Ă  deux vitesses.

Le Skyliner de deux tonnes dĂ©marre en douceur et passe imperceptiblement la troisiĂšme vitesse Ă  environ 40 km/h. Le “huit” gronde de satisfaction. Le “huit” gronde avec satisfaction et douceur sous le capot et pardonne tous les mauvais traitements – mĂȘme l’accĂ©lĂ©ration au ralenti en troisiĂšme vitesse. Comme le disent les AmĂ©ricains, rien ne remplace la cylindrĂ©e.


Le puissant moteur Y-block “V8” de 5,1 litres trouve facilement sa place dans le compartiment spacieux. Le rĂ©servoir de lave-glace et les gicleurs ont Ă©tĂ© installĂ©s rĂ©cemment – le constructeur a commencĂ© Ă  proposer cette option Ă  partir de 1958.

Le cylindre hydraulique de la direction assistée est directement fixé à la barre de direction centrale.

La suspension est trĂšs souple, mais sur les grosses bosses, la carrosserie tremble sensiblement, et sur les vagues, il y a un mouvement de balancier. Cependant, le Skyliner n’est pas nĂ©gligeable ! Il tient bien sa ligne et le roulis dans les virages n’est pas excessif. La direction est absolument “morte” dans la zone proche de zĂ©ro, mais dans les virages, elle se remplit de façon inattendue de force rĂ©active. Le coupable est la faiblesse de la direction assistĂ©e. Plus tard, dans les annĂ©es 60, les constructeurs automobiles amĂ©ricains ont renforcĂ© la direction assistĂ©e et ont complĂštement supprimĂ© la “sensation de direction”. Sur le Skyliner, c’est Ă  peine suffisant. Lorsque la voiture est Ă  l’arrĂȘt, la direction assistĂ©e “mord” souvent, de sorte qu’il faut tourner le volant Ă  l’ancienne – seulement aprĂšs le dĂ©marrage.

Il est intĂ©ressant de noter que le caractĂšre de la voiture ne dĂ©pend pas de la position du toit : s’il est relevĂ©, la rĂ©partition presque parfaite du poids entre les essieux ne change pratiquement pas – la charge sur l’essieu arriĂšre ne diminue que de 2,4 %.


Le revĂȘtement du compartiment a Ă©tĂ© perdu au fil des ans, de mĂȘme que le “panier” pour les bagages, qui Ă©tait installĂ© au centre. Sur les cĂŽtĂ©s, on trouve des engrenages Ă  vis sans fin qui permettent de lever et d’abaisser la capote, actionnĂ©s par un moteur Ă©lectrique cachĂ© dans le compartiment de la roue de secours (recouvert d’un couvercle en bois). À cĂŽtĂ© se trouvent des Ă©quilibreurs Ă  ressort enfermĂ©s dans des boĂźtiers, qui facilitent le travail des moteurs Ă©lectriques. Sur la paroi arriĂšre, un moteur pour le couvercle du coffre est installĂ©, Ă©galement reliĂ© aux engrenages Ă  vis sans fin par des arbres flexibles.


Le boĂźtier du diffĂ©rentiel est celui d’un camion de trois tonnes et le chĂąssis, dĂ©jĂ  robuste, est renforcĂ© par un insert en forme de X constituĂ© d’épais profilĂ©s. Les ressorts Ă  lames de la suspension arriĂšre, d’une longueur de prĂšs d’un mĂštre et demi, ont une action progressive : au fur et Ă  mesure qu’elles sont chargĂ©es, les lames supĂ©rieures entrent en contact avec des tampons intermĂ©diaires, ce qui rĂ©duit d’un quart la longueur effective des ressorts et augmente donc leur rigiditĂ©.


Les ovales bleus familiers ne sont pas prĂ©sents sur le Skyliner – les voitures de tourisme Ford de la fin des annĂ©es 50 possĂ©daient cet emblĂšme, et le modĂšle Thunderbird avait mĂȘme son propre logo.

L’aĂ©rodynamisme n’est pas mauvais – dans le cabriolet, Ă  une vitesse de 80 km/h, mĂȘme avec les vitres latĂ©rales baissĂ©es, le vent ne fait qu’ébouriffer les cheveux sur le dessus de la tĂȘte, bien qu’il soit dĂ©jĂ  inconfortable pour les passagers arriĂšre.

De plus, le coupĂ©-cabriolet n’était pas trĂšs cher – Ă  partir de 2 942 $ pour la version de base, seulement une fois et demie plus cher que la berline Ford Custom la plus abordable. Bien sĂ»r, notre Skyliner avec moteur cinq litres, transmission automatique, radio, chauffage, direction et freins assistĂ©s coĂ»tait 3 464 dollars. Mais, par exemple, la sportive Ă  deux places Ford Thunderbird coĂ»tait au moins 3 408 dollars Ă  l’époque, et la Lincoln la plus basique 4 649 dollars. À une Ă©poque oĂč les citoyens soviĂ©tiques Ă©conomisaient pendant des annĂ©es pour s’acheter une petite Moskvich, les AmĂ©ricains pouvaient facilement s’offrir cette voiture transformatrice inhabituelle.

Et ils l’ont achetĂ©e ! Les voitures de l’annĂ©e modĂšle 1957, qui n’a durĂ© que six mois pour la Skyliner en raison du dĂ©marrage tardif des ventes, se sont vendues Ă  20 766 exemplaires et ont attirĂ© un grand nombre de clients dans les salles d’exposition. Mais l’intĂ©rĂȘt pour ce design complexe et capricieux s’est rapidement refroidi : seules 14 713 Skyliner rĂ©novĂ©es ont Ă©tĂ© vendues sur l’ensemble de l’annĂ©e modĂšle 1958, et en 1959, seules 12 915 voitures ont Ă©tĂ© vendues, aprĂšs quoi le coupĂ©-cabriolet a Ă©tĂ© abandonnĂ©.

Le Skyliner Ă©tait en avance sur son temps. AprĂšs tout, personne n’a jamais fabriquĂ© de voitures ouvertes de grande taille avec un habitacle Ă  quatre places et un toit rigide rabattable aprĂšs Ford. Et la Mercedes SLK, le premier coupĂ©-cabriolet de sĂ©rie de la “nouvelle vague”, n’est apparue qu’en 1996



Le Skyliner est apparu Ă  l’apogĂ©e de la mode des “ailerons” de queue.

Pour l’annĂ©e modĂšle 1958, la Ford Fairlane 500 Skyliner, comme toute la famille “passenger”, a subi un restylage Ă  grande Ă©chelle. Des moteurs plus puissants sont apparus, la liste des options s’est allongĂ©e, incluant mĂȘme la suspension pneumatique. En outre, dans le coupĂ©-cabriolet, le mĂ©canisme de rĂ©traction du toit a Ă©tĂ© modernisĂ© : Ă  la place des engrenages Ă  vis sans fin, des cylindres hydrauliques ont fait leur apparition.

Les Ford aprĂšs le restylage de l’annĂ©e modĂšle 1959 sont considĂ©rĂ©es comme l’une des plus belles voitures de ces annĂ©es-lĂ . Mais ni le design rĂ©ussi, ni le transfert du modĂšle Skyliner en milieu de saison de la famille Fairlane 500 Ă  la sĂ©rie Galaxie plus prestigieuse (en ne changeant que les noms) n’ont pu amĂ©liorer les ventes. Dans la toute nouvelle famille de 1960, il ne restait que le cabriolet Sunliner, qui se vendait auparavant trois Ă  quatre fois mieux que le “transformateur”.

Spécifications du véhicule

VoitureFord Fairlane 500 Skyliner
Type de corpsCoupé-convertible à deux portes
Nombre de places6
Poids Ă  vide, kg1920
MoteurEssence, carburateur
PlacementAvant, longitudinal
Nombre et disposition des cylindres8, en forme de V
Cylindrée, cc5115
DiamĂštre du cylindre / course du piston, mm96.5/87.4
Taux de compression9.7:1
Nombre de vannes16
Puissance maximale, ch/kW/tr/min (SAE)245/180/4600
Couple maximal, Nm/tr/min437/2600
TransmissionAutomatique, 3 vitesses
Rapports de démultiplication :
I
II
III
Inverser
EntraĂźnement final

2.40
1.47
1.00
2.00
3.56
ConduireArriĂšre
Suspension avantIndépendante, à ressort, avec doubles triangles
Suspension arriĂšreDĂ©pendante, ressort Ă  lames
FreinsTambour
Pneus8.00-14
Capacité du réservoir de carburant, l66

Photo : Stepan Schumacher Stepan Schumacher

Voici la traduction. Vous pouvez lire l’article original ici : Đ˜ĐłĐŸŃ€ŃŒ Đ’Đ»Đ°ĐŽĐžĐŒĐžŃ€ŃĐșĐžĐč ĐżŃ€ĐŸŃ‚Đ”ŃŃ‚ĐžŃ€ĐŸĐČĐ°Đ» пДрĐČыĐč ĐČ ĐŒĐžŃ€Đ” ĐŒĐ°ŃŃĐŸĐČыĐč ĐșупД-ĐșĐ°Đ±Ń€ĐžĐŸĐ»Đ” Ford Fairlane 500 Skyliner

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